Selon François Cheng, « le poète digne de ce nom reçoit mission non seulement de dire, mais d’accompagner toutes les âmes espérantes par son chant ».
C’est animée de cette conviction que Parme Ceriset a écrit les textes de « Lueurs d’Humanité », dont une partie avait reçu en juillet 2025 un prix international de créativité de la fondation littéraire et humaniste Naji Naaman. Nommée en septembre 2025 ambassadrice de la paix (CUAP) à titre symbolique, elle affirme : « Nous sommes tous le même humain. Des yeux morts me l’ont dit. »
Cette pensée, qui figure dans le recueil, ainsi que les poèmes, lui sont parvenus « par fragments », comme des « visions parcellaires d’existences humaines aux quatre coins du monde et depuis la nuit des temps ».
Quatrième de couverture :
« Dans un monde où, depuis la nuit des temps, les êtres sont confrontés à la malédiction de leur nature mortelle, où les guerres reviennent par vagues de lave gangréner leur existence, comme une métaphore supplémentaire de leur in-humaine condition, l’Amour se perpétue pourtant dans les regards, de génération en génération, les éclairant de lueurs incandescentes et d’un étonnant éclat d’universalité.
Ce recueil contient des poèmes pour lesquels l’auteure a reçu un prix international de créativité de la fondation humaniste Naji Naaman en juillet 2025.
Parme Ceriset a publié des ouvrages de poésie aux éditions du Cygne, Tarmac, Unicité, Bleu d’encre, Pierre Turcotte éditeur, et un roman autobiographique, “Le Serment de l’espoir”, chez l’Harmattan, qui évoque son parcours atypique de jeune médecin sauvée par une greffe des poumons.
Elle est également critique littéraire et ambassadrice de la paix (CUAP) à titre symbolique. »
Extraits de Lueurs d’Humanité
Roses bleuies sous les décombres,
charnier perpétuel, immémorial,
tectonique des haines,
larmes des continents.
Roses arrachées en plein rire,
morsure au formol, sang de printemps.
Nous sommes tous le même humain
Des yeux morts me l’ont dit.
Roses broyées dans les mâchoires du temps.
Nul ne saura pourquoi, et s’il est une raison…
Qu’on la porte au grand jour sans lui donner de nom.
Qu’on ne salisse pas le mot Liberté.
⁕⁕⁕
Aux froids matins de guerre, les mères sont les premières réveillées.
Alba hume les volutes pailletées des fins de nuit.
Elle contemple, sur les fleurs de grenadier,
les gouttes de rosée éphémères
dans lesquelles se reflètent les lueurs de l’aube.
Son enfant dort encore.
Soudain, elle se sent envahie
par l’insupportable prise de conscience de sa nature mortelle.
Elle observe la lumière qui se pose délicatement
sur les boucles ambrées de ses cheveux en bataille,
et sent monter en elle une force nouvelle.
Pour lui, elle trouvera encore un peu de joie
à puiser au fond de ses entrailles blessées.”
Parme Ceriset
L’auteure espère que ce recueil, prière humaniste et universelle pour l’Humanité souffrante, saura porter une parole d’espoir dans un monde tourmenté. « Ma naïveté git depuis longtemps, poignardée à mort dans une mare de sang, mais ma foi en la vie et en mon idéal est intacte », ajoute Parme, qui a souvent côtoyé la mort à la fois en tant que médecin et en tant que malade, avant d’être sauvée il y a bientôt dix-huit ans par une greffe des poumons.

