Retour en Tunisie – L’Hôtel Skanes Sérail, un lieu qui invite encore plus d’être chez soi

 

« La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est avoir le souffle coupé. »

(Alfred Hitchcock)

En octobre 2024, l’hôtel Skanes Sérail m’avait ouvert ses portes et le cœur de son personnel qui, pendant trois semaines, m’avait offert ce merveilleux cadeau d’avoir « le souffle coupé », comme le dit si bien le cinéaste britannique. Durant ce séjour, j’avais eu l’occasion de faire la connaissance et de dialoguer avec Fethi Harzallah, le propriétaire de cet établissement, et de publier par la suite un très bel entretien dans ma revue[1]. À la suite de ce dialogue, on s’était promis de se revoir un an après, tellement ce sentiment d’être et de revenir chez soi était naturel et nécessaire. Mais quelle ne fut ma surprise, même si je l’avais aperçu dans les différents contenus publicitaires produits par l’hôtel, de retrouver un bâtiment tout en beauté, avec une façade encore plus accueillante, un nouveau visage qui changeait d’expression dans le sens profond du terme. Skanes Sérail voulait montrer à tout le monde que le temps de la renaissance, après la dure période des années 2000, était venu. Derrière tout cela, on devinait l’effort et le travail, la confiance en un avenir incertain, la volonté d’y croire et espérer.

 

 

J’ai, bien entendu, voulu en savoir plus sur ces changements, et, comme on peut le deviner, je me suis à nouveau tourné vers son propriétaire, non pas sous la forme antérieure d’un dialogue formel, mais celle d’une discussion presque amicale, empreinte de la joie des retrouvailles sous le charme cette fois-ci d’un coucher du soleil empourprant le ciel.

Cette première impression de renouveau se transforma rapidement en certitude, en écoutant mon hôte, content du retour des clients concernant le confort et l’accueil de la part du personnel qui ne rêve, dans son exclusive majorité, que de donner une image de marque à ce lieu. La voix de Fethi Harzallah exprime avec émotion le fait que son personnel avoue travailler désormais pour « notre hôtel », syntagme qui en dit long sur leur attachement et leur confiance.

 

 

Cette préoccupation pour le bien-être au travail, pour utiliser une formule connue du management, est dans son cas constante, à la fois au niveau de la formation et du recrutement du personnel qualifié, que ce soit parmi la moitié du personnel permanent qui compte environ 85 personnes, ou de l’autre moitié de plus d’une centaine de stagiaires en période estivale.

Beaucoup de choses ont changé aussi dans l’architecture des lieux, les gros travaux annoncés un an auparavant ont amélioré l’espace de vie et le confort du restaurant et du bar, de la piscine qui a dorénavant un nouveau visage, plus moderne et lumineux, reliée en même temps au Spa et faisant ainsi un ensemble harmonieux. Et, si l’initiative est portée par la direction de l’hôtel qui a une oreille très attentive aux besoins exprimés par la clientèle, les détails sont discutés avec des architectes et des entreprises locales. J’ai pu assister moi-même à une telle discussion où le design et l’économie d’énergie font corps commun avec l’utilité et le confort des lieux.

L’hiver 2026 sera consacré aux travaux de réhabilitation du mobilier, de la robinetterie, de l’installation des minibars et des bouilloires dans les chambres, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail du personnel dans les vestiaires et le réfectoire, sans oublier le point le plus important, la formation.

 

  

En écoutant Fethi Harzallah dans ce silence imprégné du charme du coucher du soleil, je me suis rappelé ce qu’il m’avait confié l’année dernière lorsqu’il m’avait raconté l’aventure familiale qui avait abouti à la naissance de cet hôtel, l’évocation du souvenir de ses parents dont il portait un respect visible sur son visage ému. Cette émotion n’avait pas disparu, elle était encore plus forte, plus remplie d’une belle humanité.

 

Et je me suis demandé quel était le sens de cette fierté assumée avec tant de pudeur.

J’ai su à ce moment précis que son attachement à ces lieux rimait toujours, encore plus fortement encore, avec le souci pour son personnel et la vitalité de cette entreprise familiale qu’il se fait l’honneur de faire prospérer.  

 

 

Fait digne d’être remarqué à proximité des lieux où nous nous trouvions, l’entrée monumentale de Skanes Sérail est désormais encadrée par des oliviers qui promettent symboliquement une longue durée à cette belle aventure.

« Je suis très attaché aux oliviers et aux palmiers, à la touche méditerranéenne qu’ils inspirent aux lieux », me disait-il. 

Petit à petit, le crépuscule a laissé la place à la lumière accueillante de l’hôtel et au fond musical discret qui donnent le sentiment d’être à la maison.

Un lieu qui sera toujours accueillant comme un permanent chez soi.

Dan Burcea

© Crédit photos Toni Menges

[1] https://lettrescapitales.com/interview-fethi-harzallah-proprietaire-de-lhotel-skanes-serail-dans-la-region-pittoresque-de-monastir-et-de-sousse-en-tunisie/

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