Dr. Petronela-Luminița Tucă : Dor, doïna et colind – trois mots roumains presque intraduisibles

 

Le monde est un mélange d’éléments hétérogènes et, comme nous pouvons le constater, il tend de plus en plus vers la mondialisation. C’est la culture qui fait la différence et, au sens anthropologique, la culture concerne également la manière dont l’identité est construite en relation avec les symboles, les rituels, les valeurs et les pratiques d’une communauté, parce que la notion même de lieu est adaptable.

L’élément le plus important de la culture est le système de valeurs structuré par rapport aux notions de sacré, de bien, de justice et de beau.

C’est sur la base de celles-ci que nous pensons, ressentons et agissons.

Chaque peuple possède, comme je l’avais affirmé à une autre occasion, son propre patrimoine matériel et immatériel et, même si, en théorie, ces deux catégories intègrent les mêmes types de valeurs, dans la pratique, il existe des différences qui reflètent la spécificité de chacun. La culture populaire comprend l’ensemble de connaissances transmises d’une génération à l’autre, incluant un mode de pensée spécifique, ainsi que des formes d’expression, qu’il s’agisse des objets créés (vases, instruments de musique, costumes folkloriques, etc.), ou des diverses formes d’interprétation/exécution des chansons/jeux (danses folkloriques), de la mise en pratique des coutumes/rituels. Ainsi, « la culture populaire matérielle ou créatrice d’objets relève de l’ethnographie, tandis que la culture spirituelle ou immatérielle relève du folklore, qu’il s’agisse du folklore littéraire, du folklore musical ou du folklore chorégraphique (danse folklorique) »[1].

Le terme de « folklore » a été utilisé en 1846 par l’archéologue anglais William John Thoms qui a appelé à remplacer le concept d’« antiquités populaires » par celui de « folklore », qui signifie « sagesse du peuple » (folk – peuple ; lore – connaissance/sagesse). Le folklore désigne « une réalité (le savoir du peuple, son patrimoine culturel) qui est devenue un objet d’étude pour les chercheurs, mais aussi une discipline (le savoir concernant le peuple, les efforts pour connaître son patrimoine culturel) »[2].  D’autre part, il faut souligner qu’« il existe une relation inclusive entre la culture populaire et le folklore, le folklore faisant partie intégrante de la culture populaire »[3].

Dorul, doïna, colindul/colinda sont trois termes propres à la culture roumaine, et leurs possibilités d’exprimer divers états d’âme et sentiments sont innombrables. Le poète Ion Miloș décrit dorul dans ces termes : « Dorul est une expérience/ Un frisson d’immortalité/ Entre le cosmos et l’être/ Entre l’homme et la souffrance ». Le désir est « traité » par l’âme, il passe par différents états d’esprit et il est très difficile à définir. Si l’on part de la définition du verbe « avoir mal », on y trouve une souffrance physique, causée par une blessure ou une maladie, mais la souffrance est aussi une douleur de l’âme, une déception ou simplement l’absence d’un être cher, qui peut être associée à la notion de douleur. Ma grand-mère ou mon grand-père (qui ne sont plus là) me manquent. Mon enfance (révolue), mes parents, mes amis d’autrefois me manquent. Dans ces cas-là, la nostalgie se transforme en désir. Une personne chère à mon cœur me manque et j’ai hâte de la retrouver. La nostalgie peut ici refléter l’impatience (du retour d’une mère, d’un père ou de frères et sœurs éloignés) ou l’attirance érotique dans le cas d’une personne aimée.

 

 

La nostalgie reflète donc un état d’esprit, et les Roumains ont trouvé la possibilité de l’apaiser par la chanson, la doïna (chant lyrique), qui a le pouvoir de calmer la nostalgie. C’est pourquoi la doïna est devenue une sorte de « descântec » (désensorcellement, N. d. T.) chez des gens d’autrefois, chez ceux qui ont créé de telles chansons pour apaiser le deuil, la nostalgie, pour réconforter l’aliénation.

Doïna demande une interprétation particulière car elle exprime, comme je le disais, un état d’âme. Celui qui dévoile ses sentiments par le biais de ce chant finit par apaiser ainsi les épreuves de son cœur. Il s’agit donc d’un chant lyrique qui met clairement l’accent sur sa sensibilité individuelle, même si elle finira par revêtir un caractère collectif, après avoir été adoptée par une communauté entière et s’être fixée à travers de nouvelles variantes issues du chant d’origine. Quelle que soit la dénomination, qu’il s’agisse de la doïna de Bucovine, de Muntenia (également connue dans par définition simple : de dragoste, de jale, de codru, de cătănie etc.) (d’amour, de tristesse, concernant la forêt ou le service militaire N. d. T. ), ainsi qu’en Olténie (où elle apparaît sous le nom de cântec lung ou îndelungat) (chanson longue ou de longue durée, N. d. T. ) ou dans le Banat, où l’on parle de hore cu noduri, hore lungă ou de hore de jele (ronde reliée, ronde longue ou ronde de douleur, N. d. T.) dans le Maramureș, ou que dans certains cas on rencontre la notion de chant (comme dans le cas de certains doïne haiducești) (chants des haïdouks, N. d. T.), on observe les mêmes caractéristiques lorsqu’on se penche sur les textes poétiques : la doïna exprime des ressentis de l’âme qui sont directement liés au destin, à la perte irréversible de la jeunesse, à l’aliénation, au départ au combat, à la nostalgie qui désole l’âme des personnes jeunes, à la condition de haïdouc, au départ à la guerre, à l’éphémère de la condition humaine par rapport à la nature qui renaît, etc. La doïna est interprétée vocalement, a capella, ainsi que vocalement et à l’aide des instruments, avec l’accompagnement d’un instrument, tel que le violon, ou en utilisant des pseudo-instruments, tels que l’écaille de poisson ou la feuille d’arbre ou, enfin, à l’aide d’un instrument.

 

 

Grâce à la doïna, des sentiments et des émotions profondément intériorisés sont traduits en images poético-musicales.

Je voudrais m’arrêter ici sur un exemple qui a pour sujet le jeune compositeur roumain Ciprian Porumbescu (1853-1883). Doté d’un talent extraordinaire, il fut arrêté, injustement accusé et emprisonné à Czernowitz, et ce malheureux événement précipita sa fin. Seul le violon, qu’on lui avait permis d’emporter au moment de son arrestation, lui offrait du réconfort. Ciprian Porumbescu sort de prison la mort dans l’âme : il est atteint de tuberculose. Il retourne à l’université de Czernowitz, puis, avec beaucoup de difficultés, parvient à aller étudier à Vienne. De Vienne, il se rend à Brasov, où il travaille comme professeur de musique et comme chef d’orchestre à l’église Saint-Nicolas. C’est à Brașov qu’il compose l’œuvre « Crai Nou » (Nouveau Prince N.d.T.), qu’il créé en 1882 avec un grand succès. C’est de cette ville roumaine qu’il part pour l’Italie. Bien que la tuberculose soit pour lui un fléau, il espère, en partant pour l’Italie, qu’il vaincra cette maladie. « J’ai décidé d’aller à Nervi et ensuite, si je peux et si c’est nécessaire, j’irai ailleurs », confesse-t-il dans une lettre à sa sœur Marioara. Au fil des jours, il devient de plus en plus angoissé. Il a terriblement envie de jouer du violon. Stupca (son village natal, N.d.T.) et la doïna roumaine lui manquent… Son esprit a retrouvé sa paix lorsque le violon lui est enfin parvenue « (…) Hier soir, j’ai reçu mon violon bien-aimé. C’était au crépuscule : sans le sortir de son étui, je me suis dépêché de l’emporter, car on me l’avait seulement apporté par la poste. (…) Au bord de la mer, je sortis le violon de son étui et pinçai les cordes (…) Je m’appuyai contre un piton rocheux qui émergeait et je réfléchis à ce que je devais jouer. » J’ai répondu dans ma tête : « Ah ! “Je chanterai une Doïna, que la Méditerranée l’entende et que la Méditerranée la porte jusqu’à l’Océan et que les antipodes sachent qu’un seul chant est descendu du ciel, et que celui-ci est La Doïna…(…) »[4]

Depuis 2009, la doïna est inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et reflète des valeurs artistiques et culturelles exceptionnelles, étant une chanson de référence des Roumains et un écho des temps anciens. 

 

 

Le troisième terme sur lequel nous allons nous pencher est colindul/colinda. Utilisé en Munténie sous le nom de colind, il se retrouve en Transylvanie sous la forme d’un chant, ayant comme thème des histoires sur les jeunes du village et les jeunes filles à marier, ou des histoires préchrétiennes, sur le lion ou le dauphin, ou d’autres personnages mythologiques. Nous trouvons donc, dans l’espace culturel roumain, des chants profanes et des chants religieux.

Le nom colindcolinde est lié au latin calendae qui, au contact du slave koleda, a généré la forme roumaine actuelle : colinda. Il existe également des associations avec le grec chorus[5], qui signifie horă [ronde, danse], désignant l’acte de chanter des colinde, un rituel qui implique le détour de ceux qui les interprètent, en parcourant une route circulaire d’un bout à l’autre du village. Les chants de Noël trouvent leur origine dans d’anciennes manifestations préchrétiennes liées au changement d’année. Il s’agit d’une pratique archaïque préchrétienne à laquelle ont été superposés des éléments chrétiens. Les chants de Noël sont évoqués par le secrétaire du prince érudit Petru Cercel, Franco Sivori, qui, vers la fin du XVIe siècle, mentionne dans ses écrits les fêtes de la saison froide, au cours desquelles les nobles et les marchands adressaient au prince des vœux de prospérité[6].

Les chants de Noël commencent généralement le jour de la Saint-Nicolas[7]. C’est le moment où les cortèges de chants de Noël se rassemblent autour d’un hôte, signalant ainsi que l’on entre dans une période de renouveau. Alors qu’en Transylvanie, les chanteurs vont de maison en maison dans la nuit du 24 au 25 décembre, dans le sud du pays, où les chants ne sont pas aussi riches en versification, ils accompagnent le Père Noël dans la nuit du 23 au 24 décembre et le matin du réveillon de Noël. Dans certains villages du Maramureș, les chants commencent avec le carême, dans une maison bien choisie du village où les chants sont répétés, et se terminent à la Saint-Jean, le 7 janvier, ce qui correspond au Nouvel An selon l’ancien calendrier[8]. La forme du chant est groupée (par groupes de chanteurs), le nombre de participants peut varier. La procession de chants de Noël commence après le coucher du soleil et se termine avant l’aube. Il existe des chants religieux, des chants dédiés aux hôtes qui reçoivent les chanteurs, des chants de violonistes, des chants de garçons, des chants de filles, des chants cosmogoniques, des chants liés à la profession (prêtre, chasseur, etc.). Les chercheurs estiment que « Bonjour au Père Ajun (Réveillon de Noël N.d.T.)» est la forme la plus ancienne de chant, les exemples de salutations étant les suivants : « Bonjour au Père Ajun, / Offrez-lui un meilleur Noël ! », « Joyeux réveillon ! Donner ou ne pas donner ?… Nous sortons, Dieu entre ! » ou « Bonjour au Père Ajun, / Et demain au Père Noël ! Trois, trois ! ou Six, six !” selon la composition du groupe, comme on le chante encore aujourd’hui dans le village d’Izvoarele, dans le département de Giurgiu, le lieu de mon enfance.

Comment se déroulaient les chants de Noël dans le passé et quels cadeaux les hôtes offraient ils aux chanteurs ? La revue Foaia Diecezană, publiée à Caransebeș le 5 décembre 1902, parle avec détails de cette ancienne coutume : « La nuit précédant la veille de Noël, lorsque les pițerei [des gens venus souhaiter des vœux aux hôtes N.d.T.] récitent ces vœux dans la nuit précédant Noël, et lorsque les colindători  chantent des chants de Noël, autrefois et même de nos jours dans certains endroits, les gens veillent dans leurs maisons toute la nuit avec la table chargée de plats, de victuailles, de couteaux, etc. tel qu’était rangée leur table au moment du dîner. Ils croient que la table sera ainsi toujours chargée de dons en abondance tout au long de l’année qui recommence le jour du 25 décembre. Les cadeaux offerts aux chanteurs sont principalement : du pain, de petites pièces d’argent, des saucisses et autres viandes coupées en morceaux, des noix, des pommes, des poires, des raisins, des oignons, des graines de cucurbitacées ou de maïs, etc… Colinda, colac (pain de formes différentes comme des tresses, des cercles, des croix N.d.T.) ou le diminutif colindeț – ce sont les noms donnés aux pains spéciaux qui sont fabriqués spécialement pour les pițerei et qui leur sont offerts en cadeau. Dans les montagnes de Moldavie, ces pains sont fabriqués en forme de “S” latin. Cette forme représente le symbole du serpent. Le serpent joue un rôle important dans le zodiaque… Colindeț est le diminutif de colinda, désignant un petit pain donné aux chanteurs de Noël. Tenant compte de ce diminutif de colindeț puis de celui de petit pain, on peut supposer que les Roumains faisaient, ou font encore, un pain plus grand (le pain de la maison) appelé colindă ou colac de Noël[9]» N’oublions pas que le serpent qui avale sa queue prend la forme de pain torsadé ou des covrigi (sorte de bagels, N. d. T.) offerts aux chanteurs, signe de continuité, là où il n’y a ni début ni fin.

 

 

Les enfants de l’ouest de l’Olténie et de l’est du Banat plantent des bâtons de noisetier dans les tombes à côté de la croix du mort la veille de Noël, croyant que ces chants soutiendront les âmes des défunts lorsque les tombes seront ouvertes. Ces bâtons étaient parfois donnés en aumône aux chanteurs pițărăi par les hôtes qui les recevaient. Les branches de noisettes sont coupées par les enfants bien avant la veille de Noël. Lorsqu’elles sont bien sèches, elles sont décorées par diverses techniques (enfumage) et agrémentées de pastilles noires et blanches « représentant l’éternelle opposition entre le jour et la nuit, l’été et l’hiver, la vie et la mort »[10].

D’autre part, les chants de Noël se déroulaient autrefois sur la base de canevas, de modèles inchangés d’une année à l’autre. « Il y a des règles protocolaires qui sont évidemment liées au cérémonial de l’événement et qui sont strictement observées. Le scénario de la coutume prévoit : (…) l’entrée dans la cour du maître de maison, suivie de l’autorisation de chanter des chants de Noël ; un chant est chanté à la fenêtre pour annoncer la célébration, appelé chant de fenêtre ; les chanteurs sont invités à entrer dans la maison où ils chantent 1 ou 2 chants adaptés à ceux qui se trouvent à l’intérieur (pour le maître de maison, le marié, le jeune couple, etc.) ; les hôtes leur offrent des cadeaux traditionnels (pains, viande, vin, etc.). La coutume se perpétue ainsi dans toutes les maisons du village »[11].

Dans le monde villageois traditionnel, personne n’osait refuser un cortège de chants de Noël, de peur d’attirer le malheur sur leur maison. Les chantres d’aujourd’hui reçoivent, comme autrefois, un cadeau en forme ronde, une offrande sous forme de colaci, colăcei, colindețe, covrigi. Ce sont des cadeaux offerts par les hôtes à ceux qui les souhaitent à la fenêtre. « Les pains que l’on fait à Noël, au Nouvel An, à l’Epiphanie, que l’on donne ensuite au prêtre, aux chanteurs, doivent être ronds comme le Soleil et la Lune »[12]. Élément de sacrifice rituel, le pain est « un symbole culturel aux significations multiples. Il est le médiateur des oppositions entre cuit et non cuit, entre nature et culture ; il établit les liens entre les vivants et les morts, entre le ciel et la terre, entre les dieux et les hommes. Le pain rituel (rond) est le symbole du Soleil et de la Lune, comme le montrent bien les ornements de hiérogamie cosmique (…) Dans la tradition roumaine, le pain est un symbole de fertilité et une offrande rituelle, étroitement liée au culte des morts »[13]. Il y a des cadeaux rituels, offerts avec joie, pour la merveilleuse nouvelle apportée au monde : le don (vœu augural) et le contre-don (pain), à propos desquels Marcel Mauss dit que, dans les différentes cultures, le don/contre-don conduit à un état de dépendance mutuelle, un phénomène social total. Le don et le contre-don créent et recréent, année après année, dans le cas des chanteurs et des chanteuses, un lien social et spirituel permanent.

Il y aurait beaucoup à dire, mais nous nous arrêterons ici, en notant que les termes sur lesquels nous nous sommes concentrés reflètent des facettes spirituelles du peuple roumain, des éléments du patrimoine culturel aux racines ancestrales profondes, qui sont liés à la spiritualité et qui peuvent difficilement être traduits dans une autre langue.

 

Dr. Petronela-Luminița Tucă

Chercheuse en ethnologie, anthropologie culturelle et ethnomusicologie

Les photos qui illustrent cet article font partie des archives privées de l’autrice

(Texte traduit du roumain par Dan Burcea)

[1] Constantinescu, Nicolae, Fruntelată, Ioana-Ruxandra, Limba și literatura română, Folclor, [Langue et littérature roumaines, Folklore], Ministère de l’éducation et de la recherche, Projet d’éducation rurale, Bucarest, 2006, p. 15.

[2] Știucă, Narcisa-Alexandra, Cercetarea etnologică de teren, astăzi, [Recherche ethnologique sur le terrain, aujourd’hui], Editura Universității din București, 2007, p.7.

[3] Constantinescu, Nicolae, Fruntelată, Ioana-Ruxandra, Op. cit. p. 15.

[4] Ciobanu, Luminița, „130 de ani de la moartea lui Ciprian Porumbescu”, [« 130 depuis la mort de Ciprian Porumbescu »], în Jurnalul național,  articol disponibil online la adresa: https://jurnalul.ro/cultura/muzica/130-de-ani-de-la-moartea-lui-ciprian-porumbescu-644782.html , accesat la 10.01.2024.

[5] Gafton Alexandru, După Luther, „Edificarea normei literare românești, prin traduceri biblice” [Après Luther, ” Edification de la norme littéraire roumaine à travers les traductions bibliques » Edificarea normai literare românești, prin traduceri biblice “, in Diacronia, Éditions universitaires Ioan Cuza, Iași, 2005, articol disponibil online la adresa : http://www.diacronia.ro/ro/indexing/details/B2/pdf/16, site accesat la 18.01.2018.

[6] Ghircoșanu, R., Contribuții la istoria muzicii românești, [Contributions à l’histoire de la musique roumaine] Editura Muzicală, București, 1963, p. 113.

[7] Attention à ne pas confondre les chants de Noël avec les chants de l’étoile, des chants religieux versifiés avec des vers de 6 à 8 syllabes !

[8] La Roumanie a été l’un des derniers pays d’Europe à introduire le calendrier grégorien, nommé d’après le pape Grégoire XIII. Pour des raisons dogmatiques, le calendrier grégorien a longtemps été évité, et le passage au nouveau style s’est fait en 1919, lorsque le 1er avril est devenu le 14 avril.

[9] Revista Foaia Diecezană apărută la Caransebeș, la 5 Decemvre 1902. [Revue Foaia Diecezană publiée à Caransebeș, 5 décembre 1902].

[10] Ghinoiu, Ion, Comoara satelor. Calendar popular, [Le trésor des villages. Calendrier populaire], Editura Academiei Române, 2005, pp 145-146.

[11] Constantinescu, Nicolae, Lectura textului folcloric – Folclorul cum poate fi înțeles, [Lecture du texte folklorique – Comment le folklore peut être compris] articol disponibil online la adresa: http://www.unibuc.ro/facultati/litere/docs/2014/apr/13_11_42_44N._Constantinescu_-_Lectura_textului_folcloric.pdf, site accesat la 13.01.2018, ora 15:00.

[12] Niculiță-Voronca, Elena, Datinile și credințele poporului român adunate și așezate în ordine mitologică, [Coutumes et croyances du peupole roumain recueillis et ordonnés en ordre mythologique ] vol. I, Editura Polirom, Iași, 1998, p. 304

[13]Evseev, Ivan, Dicționar de simboluri și arhetipuri culturale, [Dictionnaire des symboles et archétypes culturels] Editura Amarcord, Timișoara, 1994, p. 43.

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