Grand entretien. Anne-Cécile Hartemann : « Assister à la métamorphose d’un être humain est un privilège »

 

 

Parler du livre Métamorphose – Le courage d’aller vers soi écrit par la thérapeute française vivant à Montréal Anne-Cécile Hartemann s’avère être un exercice ô combien nécessaire pour sortir des clichés et des sentiers battus auxquels nous ont habitués les opuscules se revendiquant du genre de développement personnel. Qualifié par son éditeur de récit et guide, ce livre se construit sur une propédeutique basée sur l’expérience personnelle comme preuve incontestable à la fois de sa nécessité et de sa réussite. Ces deux lignes conductrices font incontestablement sa richesse et ne demandent qu’à être mises en lumière. D’où, ce grand entretien avec son auteure.

Vous est née en France et vous vivez depuis 2004 à Montréal. Comment êtes-vous arrivée au Québec et quel a été en quelques mots votre parcours de vie ?

J’ai grandi dans le Calvados et étudié à l’EM-Normandie Business School qui m’a amenée à voyager au Pays-Bas, puis au Canada pour un stage de fin d’études. J’y ai rencontré le père de mes 2 enfants, je me suis mariée et j’ai obtenu la citoyenneté canadienne quelques années plus tard. En 2016, après 12 ans de vie commune, mon mari me quittait, ce fut un tsunami émotionnel et l’élément déclencheur de ma propre métamorphose. J’ai plongé au cœur de mes blessures d’enfance, affronté mes peurs et pris conscience de mes croyances limitantes. Une étape à la fois, avec tous les outils que je partage dans Métamorphose… le courage d’aller vers soi, j’ai transformé tant ma vie personnelle que professionnelle. Après 15 ans à travailler dans le domaine du marketing, de la communication et de l’événementiel, j’ai suivi plusieurs formations. Je suis aujourd’hui TRA, Thérapeute en relation d’aideMD par l’ANDCMD, enseignante de Hatha Yoga et animatrice de cercles philosophiques pour petits et grands.

En quoi consiste votre métier thérapeute en relation d’aide ?

Je suis heureuse d’avoir l’occasion de faire connaitre le métier que j’exerce. Ayant été moi-même accompagnée par des thérapeutes en relation d’aide, j’ai pu constater les bénéfices d’un tel accompagnement et j’ai choisi de me former pour aider à mon tour des personnes désireuses de transformer leur vie pour aller vers plus de bien-être.

En tant que thérapeute en relation d’aide, je travaille avec l’Approche non-directive créatrice, ANDC® de Colette Portelance. Le préalable à l’exercice de ce métier est le travail sur soi, c’est la raison pour laquelle la première année de la formation que j’ai suivie au Centre de relation d’aide de Montréal y est consacrée. Forte de ma propre expérience, je suis donc en capacité d’accueillir avec une profonde empathie le vécu des personnes qui viennent en thérapie. Comme je le mentionne lors des premières rencontres, il peut m’arriver d’être émue lorsque j’entends un vécu souffrant ou joyeux. Cette sensibilité que j’ai appris à développer aide l’autre à se connecter à sa propre sensibilité par effet miroir, c’est toute l’idée de la connexion à soi et à l’autre qui se manifeste. C’est ainsi que la personne apprend à s’accepter et à s’aimer avec ses forces et ses difficultés.

Souvent inconscients des traces qu’ont laissées les événements du passé, nous avons tendance à reproduire des situations qui ne sont plus adaptées à la vie d’adulte que nous sommes devenus. Je mets en lumière les fonctionnements tantôt défensifs tantôt constructifs des personnes que j’accompagne, sans jugement. Je les aide à comprendre et exprimer leurs besoins en relation. Je les aide à sortir de la victimisation et à prendre conscience de leur responsabilité. J’aime donner l’image de la lanterne qui éclaire le chemin de vie. En aucun cas je n’influence mes clients dans leur cheminement car la personne la mieux placée pour connaitre le chemin c’est nous-même.

Je ressors remplie de gratitude à la fin de chacune des thérapies. Assister à la métamorphose d’un être humain est un privilège.

Vous êtes également enseignante de Hatha Yoga et animatrice de cercles philosophiques. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur ces deux activités ?

Thérapeute en relation d’aide, enseignante de yoga et animatrice de cercles philosophiques avec les enfants ont pour moi la même finalité, ils sont des moyens d’accompagner sur le chemin de la métamorphose.

Pratiquer le yoga et philosopher sont deux passions que je cultive depuis plusieurs années et qui me paraissent complémentaires. J’ai créé YOLO, yoga et philo en 2018. Même si je pratique ces deux activités séparément, lorsque je guide une pratique de yoga, j’intègre des réflexions et des thèmes philosophiques comme la joie, la beauté, la vulnérabilité, l’amitié, et chaque cercle philosophique que j’anime avec les enfants est précédé d’une pratique de yoga.

La préparation des cours de yoga autant que des cercles philosophiques est inspirée par des lectures, des événements, des rencontres, d’une chanson, de l’environnement ou toute autre stimulation en rapport avec la connexion à soi, aux autres et au monde. Ces références sont d’ailleurs partagées à la fin de chaque cours avec les participants.

Un cours de yoga comporte  plusieurs étapes : méditation guidée autour du thème choisi (par exemple « prendre du recul »), techniques de respiration et postures en lien avec le thème (observer l’environnement pendant une posture avec la tête en bas pour explorer une autre perspective, je propose des exercices comme de se placer « au coin » de la pièce et de vérifier comment on se sent, puis de prendre un pas de recul, puis deux et de continuer d’observer les sensations), après la pratique physique, les cours se terminent par la posture de relaxation finale, shavasana,  toujours guidée par la réflexion initiale qui agit comme fil conducteur pendant l’heure que dure le cours. À la fin de chaque cours, je sollicite des retours et des suggestions auprès des participants.   

En ce qui concerne les cercles philosophiques avec les enfants, je les anime dans des écoles primaires avec le souci toujours présent de travailler en amont, d’aider les enfants à penser par et pour eux-mêmes, de développer leur esprit critique, de rester connecté à leurs sensations, à leurs émotions et à leur intuition et d’être à l’écoute de l’autre. Les ateliers d’une durée d’environ une heure, se déroulent de la façon suivante : les enfants sont placés en cercle et tour à tour font part de leur « météo intérieure », nous effectuons ensuite une pratique de l’attention et une ou deux postures de yoga, le thème est introduit tantôt avec un texte, une image, une chanson ou encore un objet, les enfants sont placés en petits groupes et élaborent une question. Nous procédons à un vote pour savoir sur quelle question nous allons philosopher (par exemple : « qu’est-ce qu’un ami ? », « faut-il toujours dire la vérité ? » ou encore « pourquoi on existe ? »), s’ensuivent des tours de paroles pour explorer le thème retenu. Les enfants sont ensuite invités à faire un dessin qui leur permet d’exprimer par un autre moyen leur expérience.

Métamorphose, qui est votre premier livre, a un incontestable caractère autobiographique. Son intention, écrivez-vous dans son introduction, est « de mettre en lumière les outils auxquels j’ai eu recours, d’en parler avec mes mots, à partir de mon expérience ». En quoi consiste cette démarche et sur quelle expérience de vie vous concernant repose-t-elle ?

Comme je le mentionnais dans le concept de non-directivité de l’approche avec laquelle je travaille comme thérapeute, je crois que chacun connait au fond ce qui est bon pour lui. Il était important pour moi de ne pas arriver avec des conseils ou des recettes magiques. J’ai donc décidé de parler de ce qui a fonctionné pour moi et de faire confiance que chaque lecteur pourrait trouver les outils qui seront bons pour lui, là où il en est rendu de son propre cheminement. C’est d’ailleurs un commentaire que je reçois régulièrement, les lecteurs apprécient de se sentir libres dans leur exploration. Je reste émerveillée de voir comment chaque personne me partage l’élément qui l’a le plus inspiré dans le livre, ce n’est jamais la même chose !

Constatant les impacts des outils découverts au fur et à mesure de ma propre métamorphose, mon entourage, interpellé par ma transformation, m’a sollicitée sur la manière dont j’avais procédé. J’ai donc partagé mon expérience et à mon heureuse surprise j’ai vu ces personnes se transformer à leur tour. Il m’est alors venu à l’esprit de partager cette expérience à un plus grand nombre par le biais d’un livre.

De par son titre, ainsi que l’image du papillon qui illustre sa couverture, votre livre, renvoie vers les idées de changement, d’évolution, de rénovation. Lesquels de ces synonymes reflètent-ils au mieux l’esprit de votre démarche d’écriture ?

Le changement est défini comme suit : action, fait de changer, de modifier quelque chose, passage d’un état à un autre. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il est bien question de changement dans l’esprit de ma démarche d’écriture.

La rénovation quant à elle signifie remettre à neuf par de profondes transformations, transformation aboutissant à un meilleur état. Il en est question également mais j’emploierais plutôt le terme de restauration. Comme on déblaye des gravats, que l’on découvre des trésors cachés et qu’on les remet en lumière.

Mais sans hésitation, je choisirais « évolution », d’une part, parce qu’il figure dans mes 4 valeurs piliers qui agissent comme une boussole dans ma vie, mon fameux P.A.P.E : Plaisir-Authenticité-Partage-Évolution, et d’autre part, parce que j’aime l’idée d’évolution, plus douce, qui intègre le fait que nous sommes toujours nous, mais dans une version plus épanouie, à l’image de la chenille et du papillon.

Deux autres mots-phares que vous utilisez toujours dans l’Introduction renforce cette idée de journal personnel. Vous parlez d’un « incroyable voyage au cœur de mon être », ainsi que de cheminement. Comment comprendre cette idée de parcours vers et au plus profond de son être intérieur ?  

Pour reprendre la métaphore du chantier de restauration, lorsque le travail, le « voyage » commencent, on ne peut imaginer ce qu’on va découvrir. Là d’où je viens, jamais je n’aurais pu imaginer répondre aujourd’hui à cet entretien après avoir écrit un livre ! J’insiste beaucoup sur la notion de cheminement, étape par étape avec patience, courage et confiance. Certes, ce chantier est semé d’embuches, mais quelle joie de découvrir les trésors qui dorment en nous. Dépouillé des croyances limitantes, de l’éducation, des traumatismes, il est alors possible de se connecter à notre être intérieur, de retrouver notre mission de vie et aux joies qui l’accompagnent.  La notion et les moyens de connexion à soi, à notre être intérieur est largement explicitée dans le chapitre 2.B du livre.

Il y a ensuite le caractère de guide, genre qui vient soutenir et appuyer l’idée de voyage. Comment définiriez-vous ce genre narratif et quelle importance a-t-il dans la construction de la structure de votre livre ?

Le genre narratif est à la fois autobiographique, ce qui a permis une construction chronologique des étapes nécessaires à la métamorphose, et guide par les outils qui permettent de franchir ces étapes. Dans un souci de partage qui fait partie de mes valeurs piliers et de crédibilité quant à l’efficacité de ces outils de par ma propre expérience, ce genre narratif m’est venu tout naturellement.

Que pouvez-vous nous dire de la structure de votre livre ? Quel est son fil conducteur, et que signifie la phrase que vous mentionnez concernant votre totale liberté qui vous fait dire que « rien n’est figé » ?  

Le livre est divisé en 3 sections. Le premier chapitre propose une façon de se préparer à la métamorphose. Le deuxième est consacré à la connexion au corps, à soi, aux autres. Enfin, le dernier chapitre est consacré au passage à l’action et inclut une section qui invite à la prévention et à l’éducation, afin que les citoyens de demain s’épargnent des dérives douloureuses.

En ce qui concerne le fil conducteur, j’ai eu le souci pendant tout le processus d’écriture de rendre les explications simples et efficaces en répondant sans cesse à la question « mais comment fait-on ? ».

C’est pourquoi chaque outil est abordé sous 3 angles :

1-Description de l’outil avec les mots des créateurs et références à leurs sites et ouvrages.

2-Comment l’outil a fonctionné pour moi. Je partage mon expérience avec beaucoup d’authenticité.

3- Des exercices pratiques pour permettre aux lecteurs d’apprivoiser l’outil.

J’aborde dans le livre de nombreux thèmes comme la prise de conscience, le courage, les besoins, la responsabilisation ou comment sortir de la victime et arrêter de subir les événements pour retrouver du pouvoir sur sa vie, l’écoute de soi, de l’autre, l’amour de soi, ce grand incontournable.

Pour répondre à la question de la liberté que je prends d’affirmer que « rien n’est figé », je m’appuie sur la neuroplasticité, les nombreux témoignages de gens qui ont radicalement transformé leurs vies, et sur ma propre expérience.  Les chemins neuronaux peuvent être modifiés jusqu’à la fin de notre vie. Je réfère également à la notion de responsabilité, quand on arrête de remettre la responsabilité de notre bonheur à l’extérieur de soi, des possibles jamais imaginés peuvent survenir.

Quant à la richesse de votre ouvrage, je me permets de relever ces trois sources : des situations issues de votre propre vécu ; des informations acquises lors de vos diverses formations et des données glanées au fil d’une riche bibliographie que vous partagez d’ailleurs à la fin de votre livre. Êtes-vous d’accord avec ce schéma, y a-t-il d’autres éléments qui méritent d’être rajoutés ?

J’y ajouterais l’importance des rencontres et des échanges avec toutes les personnes qui m’ont accompagnée pendant les 4 années qui ont précédé la rédaction de ce livre et au cours de son écriture. J’insiste à cette occasion sur la notion de « croissance relationnelle »,  ce proverbe africain illustre bien mon propos « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Revenons, si vous le souhaitez, à l’idée de métamorphose de votre livre. À ce propos, j’aimerais vous interroger sur plusieurs aspects auxquels votre ouvrage conduit. Le premier est celui de l’égo. Au-delà des définitions diverses et variées, vous insistez sur la double signification de ce mot, celle d’unicité (« ce qui fait que je suis moi »), et celle de barrière, de limite à la découverte et au changement de soi (« me détacher de l’emprisonnement de mes pelures identitaires »). Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Je consacre une grande place dans le chapitre de la connexion à son être intérieur à l’ego parce qu’il m’apparait essentiel dans cette quête de connaissance de soi. Agissant tantôt comme une enveloppe identitaire indispensable à la représentation et à la conscience que l’on a de soi-même et qui nous sépare du reste du monde, tantôt, en effet, comme une barrière à la découverte de soi et en cela pouvant entraver notre développement personnel. C’est un équilibre permanent à trouver pour faire la part des choses dans toutes les circonstances qui nous mettent en difficulté pour à la fois conserver une identité nécessaire à la survie sans bloquer l’accès à notre être véritable caché par les pelures identitaires qui à la fois nous sécurisent et nous emprisonnent.

Je terminerais en citant Ram Dass dans son livre Vieillir en pleine conscience « Si nous voulons apprendre de nos ténèbres, si nous voulons qu’elles nous aident à nous renforcer et à guérir, nous devons échapper à la bulle qu’est l’ego pour nous ouvrir à l’immense étendue de l’âme. »

S’ouvrir pour découvrir l’immensité de l’âme me renvoie à votre affirmation sur les limites de l’environnement émotionnel : « Je devais poser des limites pour prendre soin de moi ». Que signifie dans ce contexte « dire oui pour être aimée » ?

« Dire oui pour être aimé », c’est un amour conditionnel que l’on s’impose inconsciemment, c’est penser qu’on ne peut pas être aimée pour ce que l’on est, c’est s’exposer à se perdre. Ce point majeur, sous-tendu par la peur de perdre l’amour de l’autre parce qu’on n’est pas capable de se donner cet amour soi-même, revient régulièrement en thérapie avec les personnes que j’accompagne. Conscient de ce fonctionnement, il est alors nécessaire de commencer par nourrir l’amour de soi qui peut passer par l’identification de ses besoins et poser des limites pour prendre soin de soi en apprenant à dire non.

Autrement dit, il s’agit de faire ce « ménage intérieur » comme opération préliminaire et nécessaire au cheminement vers la métamorphose. Quelles sont dans ce contexte « les techniques de libération des émotions » ?

L’image du terrain à cultiver revient à plusieurs reprises dans le livre. Tout comme on enlèverait des roches ou des mauvaises herbes pour obtenir une terre propice à la création d’un jardin fertile, l’acceptation et le lâcher prise, se libérer du juge intérieur, apprivoiser la vulnérabilité, couper les élastiques du passé, travailler avec les différentes parts de soi et découvrir le pouvoir du pardon ont été, en ce qui me concerne, un préalable incontournable à la métamorphose.

Dans ce contexte on peut parfois faire face à des résistances tenaces nécessitant des techniques plus ciblées sur les émotions telles que l’EFT (Emotional Freedom Technique), l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ou encore le TRE® (Trauma Releasing Exercices). Je poursuis mes recherches quant à ces techniques qui me paraissent fort utiles dans le cadre de ce « ménage intérieur ».

Vous dites que la question « Qu’est-ce que l’amour » vous fascine. Pourquoi ? Comment y répondez-vous ?

Pour répondre à votre question, j’ai effectué une recherche dans mon livre et j’ai trouvé 153 fois le mot amour. Cela illustre bien la fascination que j’ai pour cette question. Elle est universelle et anime les esprits depuis toujours. Il serait intéressant de savoir combien de pages, de chansons, de films, de discussions traitent du sujet. Pour reprendre les termes d’Eva Illouz dans le hors-série de Philosophie magazine paru en aout 2021, de l’amour « huile invisible qui alimente sans cesse le marché de la consommation » à l’amour inconditionnel, en passant par la dépendance affective, le sujet est vaste et occupe une place majeure dans la vie de l’être humain d’une manière générale. L’amour est fondateur, source de vie lorsqu’il est présent de façon bienveillante, son absence ou l’idée leurrée que l’on peut s’en faire peut être destructrice.

Après avoir expérimenté plusieurs formes d’amour plus ou moins souffrantes, je peux dire aujourd’hui que l’amour est source de joie, de plénitude, de sécurité, qu’il se vit en relation à soi, aux autres et à l’environnement. En ce qui me concerne, l’amour agit comme une boussole et pour reprendre un des exercices que je propose dans le livre, quand survient une difficulté, un questionnement, je me pose la question « que ferait l’amour dans ces circonstances ? », dans la plupart des cas, je retrouve mon chemin.

Il ne faut pas confondre cet amour avec la dépendance affective. Quelles sont les limites de ce type de relations et comment peut-on les éviter ?

Je reprendrais cette phrase de Colette Portelance pour illustrer les limites d’une relation de dépendance affective « Lorsque tu donnes ton pouvoir à l’autre, tu perds ta liberté ». En terme de limites, la dépendance affective peut engendrer la perte d’autonomie, l’oubli de soi jusqu’à la mort psychique dans des circonstances extrêmes. Préalable à la manière de les éviter, il faut d’abord en prendre conscience. Pour se faire, le seuil de tolérance de la souffrance de chacun est déterminant. Quand il est atteint, étape par étape, le travail peut commencer avec patience et détermination pour éviter la répétition du scénario dans une autre relation. Un véritable sevrage pourra s’opérer en passant par l’identification des besoins, la guérison des blessures du passé, la mise en place de mécanismes de protection, l’amour de soi, la responsabilisation pour aller vers une relation d’amour authentique et partagée rétablissant l’équilibre.

Vous mettez à la disposition des lecteurs une riche bibliographie. Quel conseil leur donneriez-vous pour s’y retrouver ?

Je m’intéresse depuis quelques semaines au sujet de l’intuition. Je crois qu’au fond, chacun sait ce qui est bon pour lui. J’ai envie de conseiller aux lecteurs de s’amuser et d’écouter leur petite voix intérieure qui les guidera vers l’outil qui éveille en eux la joie et de s’ouvrir aux signes que celui-ci pourrait mettre sur leur chemin. Certains préfèreront lire, d’autres visionner des vidéos ou encore écouter des podcasts. La bibliographie de Métamorphose, que j’ai intitulée « boite à outils », est découpée par catégories, laissant à chacun le loisir de se diriger vers le support qui lui correspond au moment opportun.

Et pour vous joindre ?

Le partage fait partie de mes « 4 valeurs piliers », c’est la raison pour laquelle j’ai créé différentes façons de me joindre :

  • Site web : https://www.achartemann.com/
  • Page Facebook : @Anne-Cécile Hartemann, TRA, Thérapeute en relation d’aideMD
  • Page Facebook : @YOLO yogaetphilo
  • Instagram : @Annececilehartemann
  • Adresse mail pour un accès plus direct : achartemann@gmail.com

Au plaisir d’échanger avec vous autour de la métamorphose !

Propos recueillis par Dan Burcea

Anne-Cécile Hartemann, Métamorphose – Le courage d’aller vers soi, Éditions du CRAM, mai 2021, 246 pages.

 

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